Du projet à la houblonnière !

Carte de VisiteAmateurs de bières artisanales, c’est lors d’une visite en 2014 chez un brasseur de la région que nait notre projet. Un échange sympathique accompagne notre dégustation, au cours duquel nous comprenons que la bière artisanale ne saurait être vraiment locale tant que la culture du houblon ne sera pas présente dans la région.  Le brasseur nous confie également ses inquiétudes quant aux difficultés d’approvisionnement en houblon qu’il pressent pour l’avenir, en regard du nombre toujours croissant de brasseurs artisanaux.

« Hop » ! Aspirant nous-mêmes depuis pas mal de temps à développer un nouveau projet professionnel qui se doublerait d’un changement de vie, c’est le déclic !

IMG_5150Les recherches commencent alors tous azimuts. Plusieurs mois passent à consulter différents sites, nombre d’ouvrages et magazines, nous informant d’une part sur l’histoire, les caractéristiques botaniques, les variétés, la culture, la transformation et les usages de cette vivace utilisée depuis le Moyen-Âge et, d’autre part, sur les brasseurs artisanaux de la région, leur production, leur besoin en matières premières… Nos connaissances nouvelles alimentent constamment nos discussions et notre envie de concrétiser ce projet de plantation. A cette période, plusieurs balades nous mettent également en présence de houblon sauvage, tel un signe…

Au printemps 2015, la décision est prise et officialisée par un rendez-vous à la  Chambre d’agriculture à qui nous présentons notre projet d’installation dans la Drôme, qui allie qualité du produit, identité des variétés et exigences environnementales.Nous appliquerons des modes culturaux favorisant la qualité sur le rendement et nous sélectionnerons des variétés propres à la demande.Quant au mode de culture biologique, la question ne s’est même pas posée tant c’est pour nous une évidence. Attachés à la terre, si nous la cultivons, ce n’est pas pour l’empoisonner et, si cela constitue des défis à relever, c’est pour nous une perspective stimulante et passionnante. Chercher des alternatives, trouver des solutions et inventer de nouvelles pratiques, autant de challenges qu’il nous plait, en effet, d’affronter. On dispose aujourd’hui de suffisamment d’informations, d’une part, sur les effets toxiques ou délétères avérés de l’agrochimie et, d’autre part, sur le développement durable qui s’avère au bout du compte économiquement rentable, pour que le choix de la culture biologique soit celui du simple bon sens.

Dans le même esprit, nous opterons pour le marché local que nous approvisionnerons en circuit court, afin de respecter l’environnement et de privilégier le lien direct avec les brasseurs.

De par nos formations respectives, en environnement et en archéologie, nous avons connaissance des sols, de l’eau, de la botanique et du vivant. De par nos statuts de travailleur indépendant et d’entrepreneur, nous avons l’expérience de la gestion administrative et comptable. Mais nous n’avons pas de terre à notre disposition et ne sommes pas agriculteurs, ce qui s’avère rapidement être un obstacle : sans terrain pas de houblonnière !

En décembre 2015, la proposition de prêt d’un terrain par Babeth et Pierre, qui avaient connaissance de notre projet, se présente alors comme une chance inespérée de concrétiser au printemps notre première expérience de culture et nous les en remercions à nouveau vivement !

Dès janvier 2016, nous consacrons de plus en plus de temps à affiner nos besoins, à chercher les divers éléments nécessaires à la construction de l’architecture qui accueillera les futures lianes, à travailler à la sélection des variétés, à prendre connaissance des différents fournisseurs, à nous instruire sur la culture biologique et sur les réponses possibles aux maladies et parasites spécifiques que craint le houblon.

Le printemps s’annonce et nous apprenons avec joie que le premier terrain est bien mis à notre disposition. C’est l’effervescence ! En quinze jours, nous sélectionnons définitivement le matériel et les houblons, nous passons les commandes, la pression monte… Les 26, 27 et 28 mars, nous construisons la houblonnière, avec l’aide de nos familles et d’amis, et commençons à planter.

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Mi-avril, les premières tiges poussent et cherchent déjà à agripper les ficelles…

Une autre proposition d’un demi-hectare de terrain nous est faite pour l’automne 2016 qui nous permettra de passer à l’étape réelle de production et nous continuons nos recherches de terre pour compléter.

Le houblon, comme l’espoir, s’enroulera de manière volubile pour se percher toujours plus haut vers le ciel, semblant ne jamais s’arrêter !

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